Le sexe est réel et binaire 1. Importance, définition et controverses [1]

François Chapleau, professeur émérite,
Département de biologie,
Université d’Ottawa

« Dans le plus grand nombre de plantes et d’animaux, il y a division du travail et les gamètes mâles sont produits par un individu, les femelles par un autre, de sorte que l’on peut parler dans ce cas d’un individu mâle et d’un individu femelle. »[2]  J. B. Haycraft, ‘The Role of Sex’, Natural Science: A Monthly Review of Scientific Progress (Sept. 1895), p. 196.

Introduction

Le sexe binaire, une réalité observable, est actuellement la victime d’un mouvement anti-binaire qui n’a rien de scientifique et qui, ultimement, affecte le vivre-ensemble dans notre société. Cette vidéo, et celles qui suivront, examinent d’un point de vue scientifique les divers arguments qui remettent en question la binarité sexuelle. L’objectif est de redonner au sexe sa définition scientifique et sa juste place comme identifiant personnel et sociétal.

J’aborderai dans cette première vidéo, les questions suivantes:

  1. Quelle est l’importance du sexe dans le monde vivant ?
  2. Quelle est la définition du sexe ?
  3. Quelle est la prévalence du mouvement anti-binaire au Québec et au Canada ?
  4. Quelle est la motivation du mouvement anti-binaire ?

_____________

  1. Quelle est l’importance du sexe dans le monde vivant ?

La reproduction sexuée est le processus par lequel deux individus d’une espèce contribue chacun la moitié de leur matériel génétique pour produire une nouvelle progéniture génétiquement unique. Le sexe (invariablement binaire) est au cœur de la reproduction sexuée.

Le sexe s’inscrit donc dans le processus de création d’une descendance pour plus d’un million d’espèces[3], et ce, depuis plus d’un milliard d’années[4]. Il est responsable de la transmission des gènes d’une génération à l’autre.

Que l’on parle d’insectes minuscules ou de grands mammifères, de fleurs délicates ou d’arbres majestueux, la reproduction a influencé tous les aspects de l’existence de ces êtres vivants.

D’un point de vue évolutif[5], la capacité de laisser une progéniture abondante et féconde est une véritable quête obsessive en nature.  D’ailleurs, celle-ci regorge d’exemples fantastiques de traits physiques et comportementaux que les plantes et animaux ont développé pour optimiser le succès de reproduction. 

Le sexe est également un concept important en écologie[6], car c’est la capacité de se reproduire qui dicte si une espèce va prospérer ou s’éteindre. Par exemple, les populations isolées du caribou forestier qui vivent dans les montagnes au sud du Québec sont menacées d’extinction parce qu’elles montrent une incapacité à produire une descendance viable et féconde dans le peu d’habitats disponibles[7]. À l’opposé, des espèces introduites, telles la piéride de la rave[8] (un papillon blanc crême) et la salicaire pourpre[9] (plante), sont maintenant des espèces abondantes au Québec parce qu’elles se sont établies dans de nouveaux habitats qui imposent peu de contrainte à leur succès reproductif.

L’humain ne fait pas exception. La reproduction sexuée est une préoccupation centrale de notre existence et plusieurs de nos traits ont évolué chez nos ancêtres dans un contexte de maximisation du succès reproductif. Donc, sans sexe, nous n’existerions pas en tant qu’individu ou en tant qu’espèce.

2. Quelle est la définition du sexe ?

Idéalement, la définition d’un concept doit être concise, précise, riche en information et avoir une portée universelle.  

Ainsi, une définition doit obligatoirement exprimer les traits uniques ou l’essence d’un concept qu’il veut décrire. Dans le cas du sexe, cette définition doit obligatoirement s’articuler avec son rôle dans la reproduction sexuée. De plus, elle doit s’appliquer au plus qu’un million d’espèces sexuées, incluant l’humain. Ce dernier point est important, car une définition qui ne s’appliquerait qu’à un groupe animal ou à une espèce (p. ex., la nôtre) aurait une portée limitée. Ainsi, si on utilise une analogie culinaire, il ne nous viendrait pas à l’idée de définir ce qu’est un gâteau en décrivant seulement un gâteau forêt-noire. Cette définition manquerait d’universalité et de contenu informatif puisque tous les gâteaux ne sont pas des forêts-noires. 

Spécifiquement, la reproduction sexuée est la fusion (par fertilisation ou fécondation) de deux types de gamètes (ou cellules sexuelles), chacun porteur de la moitié de l’information génétique parentale qui produira un individu génétiquement unique.

La définition du sexe est liée aux types de gamète produit. Le sexe est dit « binaire » parce que la reproduction sexuée nécessite deux types de gamètes de taille distincte pour la production d’une progéniture (initialement sous la forme d’un zygote).[10] Ainsi,

  1. le sexe mâle correspond à l’individu (ou la structure) dont la morphologie a évolué pour la production de petits gamètes (spermatozoïdes ou pollen);  
  2. le sexe femelle correspond à l’individu (ou la structure) dont la morphologie a évolué pour produire quelques gros gamètes (ovules ou œufs).

Cette définition binaire du sexe n’est pas nouvelle[11] et se retrouve avec de légères variantes dans plusieurs publications[12].

Le sexe binaire est donc une réalité observable[13], au même titre que l’observation que la Terre est ronde.

Cette définition est précise puisqu’elle touche directement le processus de formation d’une progéniture (la reproduction). Elle est riche en information puisque le zygote, résultat de la fusion des deux types de gamètes, est le point de départ de l’identité sexuelle d’un individu qui s’exprimera dans chaque cellule, tissu, organe et comportement de l’individu. Enfin, il s’agit d’une définition à portée universelle puisqu’elle s’applique à toutes les espèces sexuées, incluant l’humain.

3. Quelle est la prévalence du mouvement anti-binaire au Québec et au Canada ?

Puisque que le sexe binaire est une réalité observable, on pourrait penser que le mouvement anti-binaire serait aussi marginal que celui qui prétend que la Terre est plate. Mais non. Ce déni de réalité est maintenant bien installé dans notre société.

Il est fréquent de voir des définitions du sexe qui ne mentionnent pas la binarité sexuelle ou qui affirme le sexe ne se limite pas aux mâles et femelles. On en retrouve dans la littérature pour enfants[14], le matériel d’appoint des programmes scolaires[15], les publications et politiques officielles de nos gouvernements[16], et dans les médias[17]. Nous en examinerons quelques-unes dans les prochaines vidéos.

Même, le Code civil du Québec[18] permet maintenant de modifier, sur simple demande, l’identifiant « sexe » de l’acte de naissance sur la foi d’un simple ressenti. L’acte de naissance offre également une troisième option (une case) pour des personnes qui ne s’identifient pas à un des deux sexes. Pourtant, l’humain ne peut pas prétendre changer de sexe, être asexué ou appartenir à un troisième sexe. Ces trois possibilités sont des impossibilités biologiques.  On permet donc à l’acte de naissance de contenir un mensonge[19].

Comment peut-on contester une réalité biologique ? Réponse courte : par la manipulation du langage. On change le sens (ou la définition) des mots de façon arbitraire et on se sert de ces nouvelles définitions comme des outils pour façonner une réalité qui correspond à ses idées.  

Voici deux exemples, provenant du monde de l’éducation au Québec, qui illustre la confusion actuelle liée au sexe.

  1. Dans les programmes scolaires du primaire et du secondaire du Québec, on utilise souvent du matériel scolaire qui indique qu’il y a au moins trois sexes (les mâles, les femelles et les « intersexes »)[20] ou qu’il y a une infinité de sexes[21] ou que le sexe d’un individu se situe sur un continuum entre un pôle masculin et un pôle féminin[22].  

Nous discuterons plus à fond de ces concepts dans les prochaines vidéos. Pour le moment, il faut noter l’anti-binarité des propos. D’une part, de « nouveaux » sexes sont créés qui, dans les faits, n’existent pas[23]. D’autre part, on élimine la binarité pour la remplacer par une vision du sexe en degrés variables de masculinité et de féminité sur un continuum[24]. Ceci qui n’a aucun lien avec la réalité du sexe pour le plus d’un million d’espèces sexuées, incluant l’humain.

2. Dans la composante « éducation sexuelle » du nouveau cours « Culture et Citoyenneté québécoise » (CCQ)[25] parue en 2023. On définit le sexe comme suit : 

« Catégorie sociale qui répartit la population entre femmes et hommes à partir de caractéristiques physiologiques. »

On donne donc à nos enfants une définition du sexe qui n’inclut pas sa fonction principale (la reproduction). On ne définit pas ce qu’on entend par « caractéristiques physiologiques ». On transforme le sexe binaire en une catégorie sociale[26] alors qu’’il s’agit d’une catégorie réelle, observable en nature et universelle. On offre une définition qui devient carrément risible si on l’applique au million d’autres espèces sexuées. Comment expliquer le sexe des orignaux et des asperges en termes de catégories sociales ? Nos enfants méritent mieux comme définition du sexe.

4. Quelle est la motivation du mouvement anti-binaire ?

Certains chercheurs se sont investis dans une véritable « course aux arguments » pour rejeter la binarité du sexe[27]. Cette remise en question n’a rien de scientifique.

En fait, l’objectif implicite, parfois explicite, de ce mouvement anti-binaire est purement idéologique[28]. Il vise l’obtention d’une définition socialement plus acceptable et inclusive du sexe pour deux raisons :

  1. D’une part, on veut offrir plus de visibilité et de droits aux minorités sexuelles humaines, notamment, aux personnes « intersexes », mais aussi aux personnes qui s’identifient à un « genre » autre que leur sexe (personnes transgenres) ou qui s’identifient au sexe opposé (personnes transsexuels).
  2. D’autre part, on veut déconstruire la réalité binaire (homme/femme) du sexe sous prétexte qu’elle ferait partie intégrale d’un vieux système oppressif qui nuirait à l’émancipation de tout un chacun en société[29].

Le problème ici est que l’on ne peut pas ajuster la nature à nos idées sur ce que nous considérons comme étant bon pour la société. Si la volonté d’abandonner le sexe binaire peut sembler partir d’une intention noble, elle ne peut pas impliquer la redéfinition d’une réalité observable. Par analogie, on ne peut pas rejeter le fait que la Terre soit ronde simplement parce qu’on considère le concept de rondeur comme étant oppressif.

Il est donc illogique d’établir un lien entre nos observations en nature (c’est-à-dire, la binarité sexuelle) et notre devoir de reconnaissance des droits et libertés de minorités sexuelles ou d’individus. Ce dernier aspect relève de l’éthique et de la morale et n’a rien à voir avec l’observation de la nature[30].

Le déni de réalité du mouvement anti-binaire nuit à notre compréhension du monde vivant et à l’acquisition de connaissances essentielles pour le bien-être humain[31]. Le sexe binaire est la variable la plus importante pour expliquer la variation morphologique et psychologique chez l’humain[32].

Cette déconstruction de la binarité a des conséquences négatives sur le vivre-ensemble, et même un impact défavorable sur les minorités sexuelles, groupes pour lesquels on souhaite, avec raison, l’élimination des préjudices et de la marginalité.

Comme nous le verrons dans les prochaines vidéos, les adeptes et chercheurs du mouvement anti-binaire ont dénaturé la définition du sexe à un point tel qu’il devenu un concept confus, fondé sur des exceptions, inutilement complexe, ou souvent détaché de sa fonction première, la reproduction. Ce détachement de la reproduction n’est pas fortuit, puisqu’il s’agit d’un processus pour lequel il est difficile de nier la binarité.

Ultimement, on cherche à remplacer l’identité sexuelle binaire par l’identité de genre, une identité foncièrement subjective qui n’a aucune valeur prédictive ou scientifique puisque fondée sur le vécu fluide non-empiriquement vérifiable (un ressenti) de chaque individu.

Références et notes (cette partie du document est améliorée fréquemment)


[1] Texte associé avec la vidéo YouTube du même nom.

[2] Traduction par DeepL. Citation vue dans https://whyevolutionistrue.com/2024/02/26/more-on-the-oldest-gamete-based-definition-of-sex/

[3] Ce nombre représente le nombre d’espèces eucaryotes (ayant des cellules avec noyau contenant l’ADN) formellement identifiées. Sachant que 99.9% des eucaryotes se reproduisent sexuellement; le nombre exact d’espèces sexuées identifiées se chiffrerait autour de 1,2 millions. On estime le nombre total d’eucaryotes sur Terre à plus de 8.7 millions d’espèces.  Mora C, Tittensor DP, Adl S, Simpson AGB, Worm B (2011) How Many Species Are There on Earth and in the Ocean? PLoS Biol 9(8): e1001127. https://doi.org/10.1371/journal.pbio.1001127

[4] Lehtonen J. and, G. A. Parker (2014). Gamete competition, gamete limitation, and the evolution of the two sexes. Molecular Human Reproduction 20(12): 1161–1168.

[5] Otto, S. (2008) Sexual Reproduction and the Evolution of Sex. Nature Education 1(1):182 https://www.nature.com/scitable/topicpage/sexual-reproduction-and-the-evolution-of-sex-824/

Une recherche dans la banque de données Web of Science avec les termes « sex + evolution » a résulté en la mention de 36,901 publications scientifiques.

[6] Edwards, W. J. & Edwards, C. T. (2011) Population Limiting Factors. Nature Education Knowledge 3(10):1 https://www.nature.com/scitable/knowledge/library/population-limiting-factors-17059572/

Une recherche dans la banque de données Web of Science avec les mots « sex + ecology » a résulté en 21,679 publications scientifiques.

[7]https://www.quebec.ca/agriculture-environnement-et-ressources-naturelles/faune/animaux-sauvages-quebec/liste-des-especes-fauniques/caribou-bois-ecotype-forestier

[8] https://www.jpmartel.quebec/2017/03/07/pieride-de-la-rave/

[9] https://www.environnement.gouv.qc.ca/jeunesse/chronique/2004/0404-salicaire.htm

[10] Le terme « anisogamie » est utilisé pour identifier le fait que deux gamètes de taille différente sont nécessaires pour la reproduction sexuée. L’évolution de l’anisogamie est un sujet fascinant qui est bien résumé dans l’entrée « Anisogamy » de Wikipedia. 

[11] La plus ancienne référence formelle qui explique la réalité du sexe binaire se trouve dans : Newman, H. (1924) Outlines of General Zoology (p.330). Citation et texte vus dans https://whyevolutionistrue.com/2024/02/25/when-were-species-formally-defined-by-gamete-type/

[12] Quelques références récentes sur le sujet :

Lehtonen J. and , G. A. Parker (2014). Gamete competition, gamete limitation, and the evolution of the two sexes. Molecular Human Reproduction 20(12): 1161–1168. https://academic.oup.com/molehr/article/20/12/1161/1062990

Goyman, W., H. Brumm and P. M. Kapeler (2022). Biological sex is binary, even though there is a rainbow of sex roles. https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/bies.202200173

Elliot, Z. 2023. Binary: Debunking the sex spectrum myth. Paradox Press.

Wright, C. Understanding the sex binary. City Journal. March 20, 2023.  https://www.city-journal.org/article/understanding-the-sex-binary

[13] L’existence du sperme et des œufs est connue depuis le 17e siècle. Voir Cobb, M. (2012 An Amazing 10 Years: The Discovery of Egg and Sperm in the 17th Century. Reprod. Dom. Anim. 47 (Suppl. 4), 2–6 (2012); https://onlinelibrary.wiley.com/doi/pdf/10.1111/j.1439-0531.2012.02105.x

Oscar Hertwig (1849-1922) a été le premier à publier un article (en 1876) fondé sur ses observations sous microscope de l’entrée d’un spermatozoïde dans l’œuf d’un oursin et de la fusion des noyaux.  Voir https://www.bbvaopenmind.com/en/science/leading-figures/oscar-hertwig-the-first-man-to-observe-sexual-reproduction/#:~:text=The%20particular%20cellular%20characteristics%20of,5%20and%2010%20minutes%20later.

[14] Élise Gravel (2022) Le rose, le bleu et toi! Un livre sur les stéréotypes de genre. Éditions La courte échelle. Il y est dit que « Certains d’entre nous naissent dans un corps qui n’est ni masculin ni féminin. Les scientifiques nous appellent des INTERSEXES. »

[15] Gris-Montréal 2020. La transphobie, c’est pas mon genre. Dans ce guide pédagogique la définition de sexe ne mentionne pas la binarité sexuelle et on associe le sexe à des « caractéristiques sexuelles biologiques, physiologiques, génétiques ou physiques ».https://www.gris.ca/app/uploads/2020/10/GRI2001_Guide-pedagogique_02.10.20.pdf

[16] Exemples : Voir définition du sexe (p.28) dans SANTÉ ET BIEN-ÊTRE DES PERSONNES DE LA DIVERSITÉ SEXUELLE ET DE LA PLURALITÉ DE GENRE LIGNES DIRECTRICES. Ministère de la santé et des services sociaux du Québec.  https://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/2023/23-302-01W.pdf Voir aussi a définition du sexe du Gouvernement du Canada dans le Lexique sur la diversité sexuelle et de genre. https://www.btb.termiumplus.gc.ca/publications/diversite-diversity-fra.html

[17] Il y a plusieurs exemples, mais je me contenterai de celui-ci :  Chapleau F. Mise au point sur la réalité du sexe. Le Devoir, 30 novembre 2021. J’ai écrit ce court texte en réponse à un article signé par 224 professeurs et étudiants qui indiquait que « la différence sexuelle est beaucoup plus ambiguë qu’une division stricte entre mâle et femelle ». https://www.ledevoir.com/opinion/lettres/650934/mise-au-point-sur-la-realite-du-sexe

[18] Code civil du Québec. Art. 71. Dans les faits, cet article du code civil fait un amalgame injustifié et pseudoscientifique entre l’« identité de genre » et le sexe. De plus, l’auto-identification du marqueur sexe (p.ex. la légalisation du fait qu’un homme puisse se déclarer femme selon son bon vouloir) est maintenant le moteur d’une insatisfaction sociale grandissante qui est contre-productive pour l’éradication des préjugées envers les minorités sexuelles.

[19] Un bel exemple de cette aberration est le cas de cette personne qui a fait une grève de la faim pour revendiquer son marqueur de sexe « X » sur sa carte d’assurance-maladie. Dans Prêt à mourir pour obtenir sa carte de la RAMQ avec son véritable marqueur de sexe. Radio-Canada (20 novembre 2023; journaliste : Tifa Bourjouane). https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2028296/greve-faim-alexe-frederic-migneault-carte-ramq-non-binaire-marqueur-x 

[20] Voir la licorne du genre https://unicorn.mrtino.eu/

[21]Voir l’image « Comprendre la diversité sexuelle et l’identité de genre V2.0 » https://rcentres.qc.ca/2016/03/09/diversite-sexuelle-et-de-genre/

[22] Voir la personne gingenre.  https://www.otstcfq.org/wp-content/uploads/2018/06/personne-gingenre-3.3.pdf

[23] Sujet discuté dans la vidéo 2 : Les personnes intersexes n’invalident pas la binarité du sexe.  

[24] Sujet discuté dans la vidéo 3 : Le sexe n’est pas un continuum.

[25] Depuis la publication de cette vidéo, le qualificatif « sociale » lié au terme « catégorie » a été enlevé de la définition du mot sexe du cours CCQ. Or, une catégorie doit avoir un qualificatif pour être appréciée à sa juste valeur. Ainsi, les catégories sexuelles, mâle et femelle, sont des catégories strictes puisqu’il y a un critère, bien ancré dans la biologie, qui permet d’identifier ce qui fait partie ou ne fait pas partie de la catégorie. Ce critère est liée à la présence d’une anatomie/physiologie qui a le potentiel de produire un des deux types de gamètes.

Programme du cours Culture et citoyenneté québécoise. Ministère de l’éducation du Québec. p.56 https://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/education/jeunes/pfeq/CCQ-Programme-Primaire.pdf

[26] Sujet discuté dans la vidéo 4 : Le sexe n’est pas une construction sociale.

[27] Deux exemples : Fausto-Sterling, A. 1993. The five sexes: why males and females are not enough. The Sciences. March /April: 20-24.  Fuentes, A. (2022). Opinion: Biological Science Rejects the Sex Binary, and that’s good for humanity. The Scientist May 12. https://www.the-scientist.com/biological-science-rejects-the-sex-binary-and-that-s-good-for-humanity-70008#:~:text=The%20simple%20male%2Ffemale%20binary,of%20anthropology%20at%20Princeton%20University.

[28] Coyne, J. A. et L. S. Maroja. The Ideological Subversion of Biology. Skeptical Inquirer 47(4). https://skepticalinquirer.org/2023/06/the-ideological-subversion-of-biology/

[29] Voir sur ce sujet : Shelton J. et S. J. Dodd. (2021). Binary Thinking and the Limiting of Human Potential. Public Integrity, 23:6, 624-635, DOI: 10.1080/10999922.2021.1988405

[30] Coyne, J. A. et L. S. Maroja. The Ideological Subversion of Biology. Skeptical Inquirer 47(4). https://skepticalinquirer.org/2023/06/the-ideological-subversion-of-biology/.

[31] Voir par exemple cette étude qui prône le rejet de la variable « sexe » en neuroendocrinologie afin de « décourager l’utilisation (erronée) de nos recherches contre les groupes marginalisés ».  Massa MC, Aghi K et MJ Hill. (2023). Deconstructing sex: Strategies for undoing binary thinking in neuroendocrinology and behavior. Hormones and Behavior, Volume 156, 2023. https://doi.org/10.1016/j.yhbeh.2023.105441

[32] Ce sujet est controversé, puisque le lobby non-binaire est très actif pour dénigrer l’importance du sexe binaire comme variable dans les études scientifiques.

Mon affirmation est qualitative et est fondée sur le fait que de nombreuses études biologiques, psychologiques, médicales ont trouvé des différences significatives entre les sexes. Une méta-analyse objective sur ce sujet serait intéressante.

Les textes suivants sont particulièrement intéressants sur ce sujet :

Schmitt D.P. 2017. The Truth About Sex Differences. Pshychology Today. November 2017.

Klein, S., Flanagan, K. (2016) Sex differences in immune responses. Nat Rev Immunol 16, 626–638 (2016). https://doi.org/10.1038/nri.2016.90

Szadvári Y. et al. 2023. Sex differences matter: Males and females are equal but not the same, Physiology & Behavior, Volume 259,2023,

Sex Differences in Brain anatomy HTTP://www.nih.gov/news-events/nih-research-matters/sex-differences-brain-anatomy

Lassek WD, Gaulin SJC. 2022. Substantial but Misunderstood Human Sexual Dimorphism Results Mainly From Sexual Selection on Males and Natural Selection on Females. Front Psychol. 2022 May 17;13:859931. doi: 10.3389/fpsyg.2022.859931. PMID: 35664212; PMCID: PMC9156798.

A titre informatif, j’ai fait une recherche dans la banque de publications médicales PubMed avec le terme « sex differences «. Cette recherche a résulté en 323,282 publications scientifiques. J’ai choisi aléatoirement 50 publications et, sauf pour une étude, les différences entre les sexes étaient significatives. 



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Portrait de François Chapleau.

Lors de ma carrière universitaire de plus de 30 ans, en plus de mon programme de recherche, j’ai donné des cours sur une variété de sujets à des milliers d’étudiants. Parmi ceux-ci : la biologie évolutive, l’écologie et l’anatomie comparée des vertébrés, incluant un cours spécifiquement sur l’humain. Le concept de sexe binaire (mâle et femelle) est omniprésent et fondamental dans tous les cours et tous les programmes de recherche en biologie.

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